Photo : Paul Cimon

Maxime Roussy

Je suis né à Montréal, l’année des Jeux olympiques, soit en janvier 1976, il y a donc très très longtemps, à une époque où la musique qui était à la mode était le disco. Le premier roman que j’ai lu et qui m’a fait tripper était « Le dernier des raisins » de Raymond Plante, qui raconte les tribulations d’un adolescent maladroit. J’avais 11 ans. Pour la première fois, j’ai connecté avec un personnage et j’ai pris conscience que j’aimais lire.

Au cégep, j’ai étudié en lettres. C’est à ce moment que j’ai développé un trouble panique avec agoraphobie. En gros, ça signifie que lorsque je me retrouvais dans des foules, je faisais une attaque de panique (on a l’impression de mourir et on veut à tout prix fuir). Plus souvent qu’autrement seul, je passais mon temps à lire et à écrire. Le goût de l’écriture était si fort que même si j’étais agoraphobe, je me suis impliqué dans le journal étudiant. Six mois plus tard, j’en devenais le rédacteur en chef.

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